DGE: Directeur aux grotesques erreurs
Décidément, certaines personnes ne comprennent ni du cul ni de la tête, comme on dit. Vous le savez déjà, inutile d'expliquer la nouvelle de long en large: le Directeur général des élections du Canada permettra aux femmes voilées de voter dans dévoiler leur visage au moment de l'identification. Est-ce que ça se parle, entre les différents DGE? Le Québec a la réputation d'être la province la plus tolérante, et pourtant, sa population s'est opposée fermement, et avec raison, à une telle mesure.
Qu'en pensent les citoyens et les citoyennes de l'ouest canadien, région beaucoup plus conservatrice que la nôtre? Ou plutôt, sont-ils et elles au courant? Les trois comtés en jeu lors de ce jour d'élection partielle sont tous au Québec. Qu'en aurait-il été lors d'une élection générale? La réaction dans l'ouest est facile à prévoir. Les éditorialistes de là-bas doivent déjà s'en donner à coeur joie contre la molesse du peuple québécois, qui laisse passer une telle mesure.
Le DGE canadien aura-t-il le courage d'admettre son erreur, comme Me Marcel Blanchet l'a fait en mars dernier? La suite au prochain épisode... s'il y en a un. En attendant, à tout l'électorat concerné par l'élection partielle, amusez-vous, masquez-vous: brassez la cage par la force, quoi. La religion ne doit pas outrepasser les principes de base des élections. Le DGE canadien ne comprend pas ça, alors faites-lui comprendre.
Dans un même temps, Me Blanchet a tenté de revenir à la charge, en autorisant le vote voilé dans Charlevoix. Erreur qu'il a assez vite comprise. Espérons que la loi électorale soit modifiée dès cette automne au Québec, et le plus tôt possible à Ottawa. Ces non-sens méritent d'être réglés une bonne fois pour toute.
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honnêtement, je ne sais pas si c'est le DGE du Canada qui fait fausse route...
Il ne faut pas oublier que le DGEQ a pris une décision dans un moment dit "d'urgence", en pleine campagne électorale où il a dû se substituer à l'appareil législatif - inexistant en période électorale - et utiliser un droit de gérance antidémocratique pour invalider sa propre interprétation de la loi.
Dans le cas du DGE fédéral, la situation ne presse pas, il n'y a pas péril en la demeure, nous ne sommes pas en élections générales et personne n'a demandé cet "accomodement".
Bien au contraire, la réponse du primat d'Élections Canada est des plus intelligente: je travaille avec les outils que vous me donnez. Ce n'est pas au DGE de changer la loi, c'est aux politiciens. Qu'ils fassent leurs devoirs pendant qu'ils en ont le temps.
C'est facile de blâmer un fonctionnaire quand il refuse de prendre les décisions à notre place...
C'est clair que si la décision avait été prise en législature plus tôt ça aurait été mieux. Oui, sans aucun doute que le gouvernement aurait pu réagir plus rapidement, aussitôt que le problème se posa au Québec. Mais le DGE dispose de ce pouvoir spécial justement pour boucher des failles temporairement. C'était clairement une faille, ça faisait consensus.
Comme le disait si bien l'oncle de Spider-Man, avec de grands pouvoirs viennent de grandes responsabilités. Si le DGE a ce pouvoir, c'est qu'il a aussi la responsabilité de bien choisir quand l'utiliser et quand ne pas l'utiliser. Et sur ce coup-là, il aurait dù utiliser son pouvoir.